26 novembre 2009

Toture du désir nocturne.

Je suis tombée dans le piège de l’imagination, la réalité se mélange et se disperse loin devant moi. J’ouvre mes yeux et tu es toujours là, j’admire et j’épouse tes courbes chaque nuit, lorsque je te regarde. Mais il fait soudain noir, et je fais abstraction de ce qui m’appartient : un monde où je m’éternise, tu es si belle… J’ai créée un autre personnage qui ne pourra jamais te remplacer, parfois je me demande si les couleurs que je dessine en dormant existent ; omniprésence douleur et sensations qui ne sont pas à ma portée, pourtant je les vois et je les ressens. Il existe un pouvoir si dangereux en chacun de nous, un choix imposant la différenciation entre la nuit et le jour.

Le rêve et la réalité ne peuvent s’épouser, ni engendrer des enfants qui leur ressemblent. L’aube et le coucher du soleil sont déchirées par la profondeur de l’univers noir, la nuit nous enferme et nous enivre ; tu es absente mais je ne sais pas si je te veux, mais je te désire rêvée et en une forme qui t’a distingué des autres… Je ne sens ni ton parfum, ni la douceur de ta peau, ni tes lèvres sur les miennes, mais je suis inspirée… je dors et je veux que ta peau soit sucrée, tes lèvres chaudes, et ton parfum, céleste.

Ce soir tu es partie.

Tu ne reviendras pas, je t’ai brisé en mille morceaux, consciencieusement, habilement, mécaniquement.

La nuit, elle, me bercera encore…

Posté par Khleos à 12:11 - Commentaires [0] - Permalien [#]
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